La France 17ème au WORD FORUM

Le discours d’un chef d’Etat …

Chers cons citoyens, les efforts de ma politique sont aujourd’hui récompensés !
Tout est au « vert » ! Au WEF, le Word Economic Forum, la France a gagné 5 places au classement de la compétitivité, passant du 22ème rang au 17ème, nous sommes devant la Grèce, la Pologne, l’Irlande, l’Espagne, l’Italie, le Portugal … !
Vous pouvez donc me dire « Bravo » et « Merci Président ».

Même s’il y a quelques nuages ces temps-ci :

  • le chômage qui augmente,
  • le pouvoir d’achat qui baisse,
  • l’inflation qui va dépasser les 2,3%,
  • une croissance du PIB en berne,
  • une dette de 38.000 par français (plus de 100% du PIB),
  • des usines qui ferment,
  • des agressions et incivilités croissantes …

Mais bien sûr, ça pourrait être pire si je n’étais pas là  …

Il vous reste à faire des efforts pour rejoindre l’Allemagne (3ème derrière les USA et Singapour).

Je vais donc demander aux Françaises et aux Français de nouveaux efforts, pour gravir les 7 échelons qui nous séparent de l’Allemagne, premier de cordée Européen : il nous faut maintenant passer devant la Norvège, la Finlande, le Danemark, la Suède, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, et la Suisse !
Je remercie donc par avance tous les Françaises et les Français des efforts qu’ils vont devoir faire dès maintenant : les jeunes, les moins jeunes, les retraités, et pour résumer, tous ceux qui ne sont rien.

Soyez patient, vous verrez dès demain ou après-demain les résultats de mes choix : s’il n’y a pas de sécheresse, ce sera le ruissellement, mieux, l’inondation : plus de chômage, plus d’inégalités, plus de pouvoir d’achat, plus de fracture sociale, bref, tout ce dont vous rêvez …!

Comment faire ?

Pour arriver en tête de ce classement, vous allez devoir améliorer vos performances sur les points faibles.
Lutter contre le crime organisé, faire baisser le nombre d’homicides, éradiquer le terrorisme, renforcer notre capital social – la laïcité avant tout -, mieux régler les conflits d’intérêt, simplifier nos réglementations.
Nous devons aussi mieux gérer l’Energie, étendre la couverture numérique, le téléphone fixe et cellulaire, élever la compétence du peuple dans le numérique.
Pour l’éducation nationale, il faut plus d’enseignants dans le primaire et améliorer la pensée critique dans l’enseignement.
Sur le plan des affaires, nous devrons intensifier la concurrence, étendre l’ouverture du commerce des services, et surtout lutter contre la complexité des tarifs et les obstacles non-tarifaires.
En ce qui concerne la réglementation du Travail, il faut encore des efforts pour réduire les indemnités de licenciement, dissoudre les contraintes sur les salaires (réformer le SMIC), faciliter l’embauche de main-d’œuvre étrangère pas chère, transformer les pratiques d’embauche, de recrutement et faciliter les licenciements.
La rémunération en fonction de la productivité, la mobilité interne de la main-d’œuvre ainsi que les relations employeurs-travailleurs sont aussi à transformer.
De manière générale, le taux d’imposition sur les entreprises doit encore diminuer !
Quant au secteur bancaire, il devra faciliter le financement des PME et des start-ups, réduire les crédits improductifs, et consolider leur capital.
Pour accroître notre performance sur les marchés, réduire les importations, favoriser les entreprises innovantes et celles qui développent des concepts novateurs.
Réviser notre cadre réglementaire en matière d’insolvabilité et changer les attitudes envers le risque entrepreneurial, améliorer la flexibilité des effectifs.

Comme vous voyez, l’enjeu est extrême et cela vous demandera, Françaises et Français de vous serrer la ceinture pendant au moins dix ans …

D’ici là, de nouveaux défis vous attendent, en particulier la révolution de la robotique et de l’intelligence artificielle qui vont détruire plus de 50% des métiers actuels.

Mais à cette époque, je serais en retraite et ne serais plus aux commandes de la France, alors …

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