Démocratie 3.0

Un Député … c’est quoi ?

« Chaque député, compte tenu de la mission de vote de la loi et de contrôle de l’action du Gouvernement dévolue à l’Assemblée nationale, est censé représenter la Nation tout entière. »

Ce sont les termes du Portal de la Vie Publique
On ne peut que s’étonner de l’expression « est censé » …

Des Partis politiques et des Groupes

Notez que, dans ces termes, la notion de parti politique n’est pas même évoquée : les députés seraient-ils donc apolitiques ? Bien évidemment non.

Dans le système actuel, ce n’est pas possible, eu égard au type de scrutin « majoritaire » et à l’organisation de l’Assemblée avec ses Groupes de députés. Les rares indépendants ou partis de moins de 15 élus voient leur temps de parole réduit.

Ecoute et Dialogue

L’écoute des citoyens implique qu’un député soit en communication permanente avec ses électeurs pour comprendre les besoins locaux, les compiler et les comparer avec ceux d’autres circonscriptions pour comprendre les particularités locales, à dialoguer et organiser ses idées.
Il devrait avoir un rôle de pédagogie pour expliquer les projets de lois, dans le cadre d’un projet global, d’une vision, et de faire partager et admettre les différences possibles.

A ce niveau, on perçoit l’impact des idéologies portées par les partis – pouvoir ou  opposition – qui peuvent déformer ou occulter l’expression des besoins, au nom d’objectifs « supérieurs », de règles ou de contraintes externes telles que des traités – peut-être obsolètes ou inadaptés – institués par l’Europe, l’OMC, accords commerciaux comme le CETA, sans oublier les problèmes de Climat, etc.

Mais pour quelle finalité ?

Bien évidemment le but des députés resterait de proposer des Lois et amendements qui soient cohérentes avec les besoins et demandes des électeurs.
Et de ne plus voter des textes qui ne respectent pas ces électeurs, de s’opposer à ces textes, sans tenir compte des influences et effets de groupe.

Ce dialogue essentiel pour assurer une représentation démocratique n’est manifestement pas assuré à ce jour où l’on parle « d’éléments de langage », concoctés par des « élites » à l’usage de certains « députés amateurs » opportunistes qui perdent alors toute légitimité et surtout la confiance des électeurs.

Démocratie et Représentativité

Perte de confiance qui a pour conséquence une participation de plus en plus faible aux élections. Depuis 1958, jamais des législatives n’avaient si peu attiré les électeurs en 2017, avec la participation de seulement 42,64 % des électeurs inscrits.
On ne peut oublier non plus qu’aux élections présidentielles 2017 plus de 16 millions de Français n’ont voté pour aucun des candidats.

Selon une enquête Ipsos menée avant le second tour, 31% d’entre eux ont refusé de choisir entre deux candidats qu’ils rejettent totalement tandis que 28% « ne les rejetaient pas mais aucun des deux ne correspondaient à leurs idées.
Plus de 4 millions d’électeurs ont opté pour un vote blanc (8,51%) et nul (2,96%), soit 11,47% des votants.

Démocratie 3.0 ?

Devant ce constat, on comprend que le mode de représentation actuel ne tenant aucun compte des possibilités de réactivité offertes par les techniques de communication, ni Internet, ni réseaux sociaux, s’est pervertit dans le temps et ne correspond plus à notre siècle.

Pour illustrer ce propos, dès que vous accédez à un service par Internet – comme une demande à Orange – vous êtes invité à répondre à un « questionnaire de satisfaction » souvent très détaillé et qui se termine par « Recommanderiez vous notre produit à vos amis ? », avec une note de 1 à 10.
Les réponses fournies sont ensuite compilées, agrégées et permettent aux entreprises de proposer des services au plus près des attentes des participants: n’est ce pas une forme démocratique? 

On a déjà expérimenté les boites à voter électroniques, mais on doit aller plus loin !

Des Référendums 3.0

Pourquoi ne pas transposer ces « enquêtes de satisfaction » à la vie politique et ne pas demander aux citoyens de s’exprimer directement à travers de telles enquêtes

Le vote des citoyens seraient authentifiés via le Ministère des Finances.

Un tel système fournirait une expression des besoins de qualité « en temps réel » au niveau de chaque circonscription, de chaque territoire, et de la France entière ?

Chaque acteur de la vie politique – Maires, Députés, Régions, Etat – disposerait ainsi qu’un panorama de qualité, objectif et sans équivoque, base de décisions réellement démocratiques.

Citoyenneté retrouvée

Avantage aussi pour l’implication des citoyens dans la vie politique, chacun pourrait formuler ses avis de manière précise … on peut gager que le taux de participation remonterait de manière spectaculaire.

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