Serge Verdenal

Durant ces 25 années, j’ai  animé STRATAGEMS et effectué une centaine de missions de conseil opérationnel dans des grandes entreprises de différents secteurs, en France et à l’international, parfois en partenariat avec de grands cabinets de Conseil comme Booz Allen & Hamilton, OliverWyman ou Inéum Consulting.

Pour la plupart, ces missions étaient liées à l’organisation, à l’architecture des systèmes d’information ou à leur  management. Ma réflexion est que les difficultés, les problèmes, avaient sensiblement les mêmes origines …

De formation scientifique, ‘physique, mathématiques, algèbres, analyse numérique …’  j’ai immédiatement été captivé par l’informatique, dès ses débuts: l’Institut de Programmation du CNRS d’abord, la Faculté des Sciences de Paris quand la chaire d’Informatique a été créée par le Professeur Jacques Arsac. Dès les années 70, dans mon mémoire de fin d’études, j’avais imaginé que nous aurions un jour des ‘ordinateurs qui tiendraient dans un cartable’, ce qui avait bien fait rire mes professeurs alors…

Je me suis orienté d’abord vers les langages et méthodes de développement, les systèmes expert, l’ingénierie informatique, les NTIC, Nouvelles Technologies de l’Information et, progressivement, vers la qualité, les méthodes et outils d’organisation et de management des systèmes d’information et des entreprises. Sans jamais cesser de suivre l’évolution des technologies et les innovations.

En 1968, ingénieur au Centre informatique de la Préfecture de Police et du Ministère de l’Intérieur, j’ai dirigé les grands projets de police, toujours en fonction : personnes recherchées, véhicules volés, cartes grises et permis de conduire … ainsi que  quelques projets innovants de recherche opérationnelle, comme la reconnaissance des empreintes digitales.

J’ai dirigé ensuite l’ingénierie de l’information et des communications dans plusieurs SSCI : j’ai eu par exemple l’opportunité de développer les premiers systèmes d’information temps réel pour la maintenance du Pilote Automatique du Métro parisien. Dès les années 1975, avec l’apparition des micro-processeurs et des premiers micro-ordinateurs, mon intuition d’étudiant prenait corps : je me suis focalisé sur ces technologies de rupture, en créant des systèmes et langages audio-visuels, des bancs de test, des outils de bases de données (c’était les débuts de Microsoft, des bases relationnelles et d’Oracle), des méthodes et environnements de développement pour des applications de gestion …

En 1981, membre du comité directeur du Groupe Apave et Directeur des Systèmes d’Information et de la Documentation, j’ai organisé et piloté le déploiement des outils micro informatique – gestion, calculs, documentation, projets – qui assistent les milliers d’ingénieurs et techniciens au cours de leurs missions et prestations.

Dix ans plus tard, j’ai orienté mon activité vers le conseil opérationnel et mis mes compétences, mon expérience au service d’entreprises soucieuses de développer, moderniser et harmoniser leurs systèmes ; de mettre en œuvre les NTIC et des architectures innovantes ; et aussi désireuses de propager une image positive de l’informatique au sein de leur entreprise.

En fait, l’insertion de ces NTIC dans un univers peuplé d’écrans IBM 3270 était freinée par une image héritée et souvent négative de l’informatique (on parlait de service informatique et pas de systèmes d’information). De là mon intérêt pour le changement, les processus de communication, pour l’amélioration des organisations et du  management.

Le slogan, en ces années 80, était la recherche de l’Excellence de l’entreprise, ce que je déclinais sur  trois axes : Organisation performante, Hommes compétents et des Systèmes d’Iinformation fiables et efficaces.  

demingMarqué par les travaux d’Edwards Deming, John Zachman, Henry Mintzberg, Michael Porter ou Michael Hammer, j’ai participé à l’essor du mouvement qualité des années 90, aux processus de changement et de reengineering : ‘Réinventer l’entreprise pour une amélioration spectaculaire de ses performances

Parallèlement, les langages à Objet, portés par Ivar Jacobson, Grady Booch et James Rumbaugh créent  une rupture dans l’architecture, la conception et la qualité des logiciels avec les méthodologies UML.

Dans ces mouvances, je me suis nourri des concepts de gouvernance du CoBIT, des processus  opérationnels d’ITIL, des modèles du CMMI, et bien d’autres sources qui viennent jouxter la stratégie, les systèmes, les projets, la qualité, les processus: des clés pour l’Efficience.